Prologue to a Pirate adventure

  Prologue to a Pirate adventure
Bienvenue sur Prologue to a Pirate adventure!

Depuis longtemps, je suis passioné d'écriture (j'ai commencé à 7 ans ^-^).
Il y a un an, j'ai entreprit d'écrire un roman qui mêle science-fiction et heroic-phantasy.
Afin de le faire connaitre, j'ai décidé de le publier sur skyblog.
J'espère qu'il vous plaira!
Il est encore en cours d'écriture, mais je pense que sa qualité est raisonnable pour un adolescent de mon âge :)
Je vous laisse le plaisir de le découvir, et n'hésitez pas à faire part de vos impressions!

Attention: je suis l'auteur de ce roman, et sa reproduction partielle ou totale est interdite, car cette oeuvre est protégée par les droits d'auteur.
Merci!


SOMMAIRE


-Chapitre 1
-Chapitre 2
-Chapitre 3
-Chapitre 4
-Chapitre 5 NEW



IMPORTANT: le début du récit ne me plaisant pas, et étant donné que je modifie souvent certains passages, je vous invite (si vous en avez le courage!) à relire le début.
Je l'ai modifié, et rallongé, mais il n'est pas fini, c'est pourquoi vous verrez qu'il y a une coupure dans le premier chapitre. N'ayez crainte, j'y travaille :)


BONNE LECTURE!

# Posté le mercredi 26 septembre 2007 12:25

Modifié le dimanche 24 août 2008 06:39

CHAPITRE I

 CHAPITRE I
Le « Commando of The Seas ». Ce grand navire marchand faisait la fierté de son possesseur, le Commandant James Longchamp, et de toute la côte sud du Continent Realien. Ses trois grandes voiles, qui étaient spécialement étudiées pour que le majestueux navire navigue le plus rapidement possible, ses trois grandes voiles qui balayaient le ciel, soufflant dans le vent virevoltant. Le bâtiment était équipé de quarante canons, prêts à bombarder n'importe quel ennemi qui serait assez téméraire pour se montrer à l'horizon; l'équipage avait été choisi par le plus grand soin, les matériaux utilisés pour construire la coque étaient les meilleurs. C'était un des meilleurs navires de la Mer Realienne, et peut être même de la planète. La brise soufflait sur les vagues azures, rebondissait contre les voiles dans un long souffle furtif...
Les rayons se faufilaient entre les fins nuages, et rendaient un éclat impénétrable aux vagues imposantes.

"Debout! Tout le monde debout! s'écria le Capitaine Longchamp, en entrant dans la cabine des plus jeunes.
-Grouillez-vous! Tout le monde sur le pont! On a beaucoup à faire aujourd'hui!
Il tira tout les matelots de leur sommeil, et ressorti tout aussi rapidement.
Il s'approcha d'un jeune garçon et lui dit: Allez, Will, lève-toi... J'ai quelque chose qui va t'intéresser aujourd'hui!
Longchamp tira tous les matelots de leur sommeil, et ressorti tout aussi rapidement.
Le jeune homme brun se leva, s'étira, et, d'un pas vacillant, se dirigea vers la porte de la cabine. Il enfila ses longues bottes de cuir, passa son arme dans son étui, et se couvrit de son tricorne, qu'il avait hérité du Capitaine. Comme chaque jour, il était le premier debout, prêt à travailler à la gloire du navire.
Enthousiaste, il quitta la cabine d'où s'échappait de lourds ronflements et posa son pied décidé sur le pont du navire.
Le vent marin fouettait ses longs cheveux bruns. Il ferma les yeux pour mieux sentir l'odeur marine qu'il aimait tant. Les rayons du soleil commençaient à peine, semblait il, à quitter les profondeurs tourmentées de l'océan, et se reflétaient sur la surface de l'infinie étendue.
Euphorique, Will se dirigea vers la cabine du Capitaine, dont on voyait la large fenêtre dorée, la plus haute, sur la poupe du trois-mâts. Il frappa à la porte ouvragée, et entendit la voix forte de Longchamp lui répondre:
"Entre, Will!"
Le jeune garçon s'exécuta, et poussa la porte.
L'intérieur de la cabine était essentiellement composé de mobilier de bois ouvragé.
Le parquet qui recouvrait le sol avait été poli récemment, ce qui avait pour effet de refléter l'éclat solaire qui fusait à travers les vitres de la cabine.
Longchamp admirait l'océan, grand et fier.
Puis il prit un parchemin jauni, et lit:
"O combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines
Dans ce morne horizon se sont évanouis!
Combien ont disparus, dure et triste fortune!
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Dans l'aveugle océan à jamais enfouis!"
-Sais-tu qui a écrit ce poème? demanda-t-il.
Will hocha la tête.
-C'est Victor Hugo.
-Je ne le connais pas, répondit Will.
-Il est mort depuis longtemps... Depuis très longtemps. C'est un nom que je te conseille de retenir: c'était un grand voyageur...
Il s'approcha du jeune homme et le prit par l'épaule.
-Regarde ce document. Je pensais que ça t'intéresserai peut-être...
Il pointa du doigt un rouleau de parchemin décacheté sur le petit bureau de bois orné de fioritures abondantes.
Will déroula le document, et regarda le sceau: c'était un lion majestueux, portant une couronne. En dessous, sur une banderole, était écrit en lettres majuscules: Aut Cæsar, aut nihil.
Il ignorait ce que cela signifiait, mais il continua sa lecture:


Monarque Flavius
Sous les ordres de
Sa Majesté l'Empereur


Le Très-Puissant Empereur prie James Longchamp, Capitaine du navire « Commando of The Seas » de retrouver le pirate Hugh Fleetgrass, de lui ôter la vie et de retrouver la carte de la Zone Désertique qu'il détiendrait, au nom et pour l'Empereur, ainsi que pour l'intérêt commun.
Vous toucherez une somme importante, ainsi que vous gagnerez notre reconnaissance.

Signé: Ta'thor Brise-brûlante, Monarque des Steppes
Conseiller de l'Empereur


Will enroula le parchemin, stupéfait.
La mission paraissait étrange, par rapport aux habituelles missions de découverte maritime.
Le Capitaine, fier, souriait, laissant apparaître une dent en or.
« On va la retrouver cette carte, tu verra, et on raflera le pognon!
-Et savez-vous où se trouve ce Fleetgrass, demanda Will.
-Oui, je le sais... C'est un vieil ami à moi., répondit il, nonchalant.
Et il sortit, sans ajouter un mot. Will était interloqué: le Capitaine allait il trahir un ami? Allait-il le tuer, simplement pour de l'or? Il rejoignit Longchamp sur le pont qui se dirigeait vers la proue du majestueux trois-mâts.
« Vous allez le laisser tomber? Fleetgrass, vous allez le tuer?
Juste pour de l'or? Demanda Will, sur un ton accusateur.
-Bien sûr que non! C'est un de mes meilleurs amis. Hugh Fleetgrass... On en a écumé des mers ensemble! Il avait un don pour se mettre dans un pétrin incroyable.
On va lui rendre une petite visite surprise...
S'il se montre raisonnable, il nous donnera la carte... Sinon...
Tant pis, conclu-t-il, toujours un sourire aux lèvres. Je lui emprunterais.
-Vous... Ce ne sont pas les pirates qui volent, d'habitude?
-Qui n'a jamais rêvé de liberté... Tu verra, la tentation de voler est grande, on a toujours soif de découvrir... Il se ressaisit et annonça:
« On arrivera sur l'île de ce vieil Hugh dans l'après-midi. En attendant, je vais te donner un petit cadeau...
Il sortit de la poche de son manteau de cuir une boîte rectangulaire en bois ouvragé. Le dessus de la boîte arborait les armoiries de Longchamp: un sabre croisé avec un pistolet.
Will l'ouvrit, et, logé dans du satin, reposait une dague.
Le manche en ivoire, d'une extrême clarté, s'allait à la perfection avec la lame argentée et scintillante.
Il sortit la dague avec précaution, et fit mine de pourfendre un ennemi invisible.
« Elle est merveilleuse! Merci, merci beaucoup! 
James rit.
-Ne me remercie pas! Elle devrait t'être utile, un jour ou l'autre... Et depuis que tu m'as été confié, je me dois de te garder sain et sauf! Allez, regarde là-bas, à l'horizon...
Il tendit une longue-vue à Will, qui s'empressait d'y coller son ½il. Au loin se profilait une petite île verdoyante.
-C'est quoi?
-L'île de Fleetgrass. On va accoster là-bas, afin de se reposer...
Et de récupérer la carte.
Vigie! On accoste sur l'île droit devant! Cria James en direction du sommet du mât.
-Bien! Répondit-il. Prépare tes affaires... et réveille les autres, dit il d'un ton mou.

Le navire accosta l'île dans l'après-midi.
Longchamp fut le premier à poser le pied sur la plage sablonneuse. Les marins n'étaient pas au courant de la véritable raison pour laquelle le Capitaine avait décidé de faire une escale sur l'île, qui n'était, d'ailleurs loin d'être laide. Pourtant petite, elle arborait de nombreux palmiers sur sa plage, et une vaste étendue d'herbe sur une grande colline.
Il n'y avait presque pas de bâtiments sur l'île, les insulaires étant ravitaillés par bateau.
Alors que les marins dormaient à l'ombre des cocotiers, Longchamp et Will s'éclipsèrent à la recherche de Fleetgrass.
Ils n'eurent pas de mal à le trouver, il habitait la plus grande des maisons. Un immense jardin peuplé d'animaux divers la bordait, et un petit ruisseau s'étendait , jaillissant de la colline voisine.
Les deux marins traversèrent la longue et majestueuse allée, et lorsqu'ils parvinrent au perron de la grandiose demeure.
Will sonna la cloche, et un domestique ouvrit la porte et les invita à entrer. L'intérieur du hall était richement décoré. Les volutes des colonnes semblaient si légères qu'elles s'envolaient,
et les fleurs exotiques des vases rougeoyaient de milles couleurs.
Un double escalier débouchait sur le hall, et au-dessus duquel trônait la silhouette massive du propriétaire des lieux.
Il avait une canne à pommeau d'or, de longs cheveux blonds mis en valeur par un antique tricorne. Bien qu'il n'était pas vieux, quelques rides venaient froisser un visage rayonnant. L'homme portait une veste blanche, qui contrastait étrangement avec ses bottes noires.
Il semblait attendre la visite de quelque un, et, apparemment non surpris, s'exclama:
« Ah, James, James, James! Combien de temps, déjà, s'est écoulé depuis notre dernière rencontre...
Et toi, dit-il, tu dois être Will... Le petit marin, qui, m'a-t-on dit, accomplissait des merveilles stratégiques!
Will se dit que James avait du parler à l'homme, qu'il devinait être Fleetgrass.
-Ce cher Hugh... Comment va-tu? Tu ne paraissais pas aussi riche là dernière fois que je t'ai vu, dit e=il en riant de bon c½ur.
L'hôte descendit les marches de pierre.
-Non, certes... C'était avant que j'eu découvert...
Il ne continua pas sa phrase, mais poursuivait sa descente en direction de Will et du Capitaine.
Allons nous installer au salon, dit-il en poussant une porte ouvragée. A l'intérieur se trouvait une grande bibliothèque boisée, remplie d'ouvrages apparemment anciens. Devant la bibliothèque se trouvait un grand bureau sur lequel jonchaient documents divers. Le modèle réduit d'un navire majestueux occupait le coin gauche, et sur les murs étaient accrochés des gravures anciennes ainsi que des cartes maritimes.
« Asseyez-vous, dit Fleetgrass, en désignant des fauteuils recouverts de cuir. Alors, qu'est-ce qui t'amène ici, demanda-t-il au Capitaine.
-Et bien, figure toi que j'ai entendu dire, que tu avais une carte... Une carte de la zone désertique.
Le sourire de Hugh se ternit subitement.
-Si tu es venu pour me la demander, tu perd ton temps, répliqua-t-il en se levant. On me l'a volée.
-Volée? Et qui donc?
-Je ne sais pas... Je l'avais placée dans un coffre de la Compagnie des Mers, et il a été forcé. J'en ai été averti l'autre jour.
Will demeurait interdit.
-Je vois... Tu n'as pas de copie de celle-ci?
-Non, il ne me semble pas... Mais tu dois pouvoir en trouver une chez un marchand de l'Ouest. Pourquoi t'interesse-tu à cette carte, interrogea-t-il Longchamp, l'air intrigué.
-Tu n'es pas sans savoir que cette zone renferme de précieuse richesses... Non, tu le sais sûrement... Je me demande même si ce n'est pas grâce à cela que tu t'es enrichi. La dernière fois que l'on s'était vu, tu paraissais plutôt sans le sou.
-JE NE ME SUIS JAMAIS APPROCHE DE CETTE ZONE!
Tu m'entends? Jamais, cria Fleetgrass. Visiblement, la remarque de Longchamp ne lui avait pas fait plaisir.
-Puis-je m'entretenir avec toi en privé, proposa James.
-Très bien. Mais sache que je n'ai pas de temps à perdre.
Ils sortirent tous les deux de la pièce, et Longchamp fit signe à Will de l'attendre.

Quelques minutes défilèrent, et Will commençait à s'impatienter. Il se leva, et contemplait les gravures qui étaient encadrées et accrochées au mur tapissé.
Certaines représentaient des monstres marins, d'autres, des bouquets de fleurs, et sur certaines, Will distingua la silhouette du Capitaine Longchamp. Il fut intriqué en particulier par une gravure sur laquelle il portait une sorte de petit globe qu'il brandissait vers le ciel. Derrière lui jonchaient des objets divers: des chaussures, des animaux, des plantes, des livres...
La scène avait quelque chose d'étrange: pourquoi quelque un aurait-il gravé une telle image, et que représentait-elle?
Était-elle abstraite, ou reflétait-elle la magie d'un évènement?
Will sentait un sentiment singulier se propager en lui, gagnant tous ses membres, et l'engourdissant. Il pensait, il savait, que derrière cette image se cachait quelque chose mais il n'arrivait à définir quoi. Will se retourna: il était seul dans la pièce. Il n'avait qu'à tendre le bras, et l'image était à lui, lui livrant ses secrets. Il était persuadé que personne ne s'en rendrait compte.
Les fourmillements le parcouraient avec une intensité grandissante, et il passa à l'acte: il décrocha le petit tableau qui renfermait la gravure et le cacha dans la double poche de son long manteau de cuir.
Il partit se rasseoir sur le doux fauteuil aux bras d'ivoire.
Quelques minutes s'écoulèrent encore, et Fleetgrass, accompagné de Longchamp rentrèrent dans le salon.
Ce dernier prit dévisagea Will d'un regard neutre, et il comprit qu'il était temps de quitter la demeure.
Lorsqu'ils sortirent tous les deux, le Capitaine prit la parole:
« C'est raté. Il a vraiment l'air sincère. Tu sais quoi? On devrait aller faire un tour du côté de la Compagnie des Mers, là où la carte a été volée. Je sens qu'on trouvera quelque chose là-bas.
-La Compagnie des Mers, répéta Will, qui ne savais pas ce que c'était.
-C'est une société qui gère à peu près tout ce qui touche de près ou de loin à la Mer. Elle sert de banque, de poste, de marché, parfois elle organise des compétitions maritimes...
À vrai dire, elle gère tout ce qui concerne les marins: elle a le droit d'annuler une expédition, de promouvoir une personne, de racheter des bâtiments pour les améliorer...
Je ne t'en avais jamais parlé?
-Non... Je ne crois pas. »
Longchamp semblait plus préoccupé que d'habitude.
Il n'arborait plus son sourire, et Will sentait que ce n'était pas le moment de lui parler de la mystérieuse gravure.

Arrivés sur la plage, les marins sortirent de leur sommeil, et tous embarquèrent sur le trois-mâts.
Longchamp s'enferma dans sa cabine après avoir donné des instructions sur l'itinéraire à prendre.
Will s'affala dans son hamac, et sortit de sa poche la gravure.
Il prit la peine de l'inspecter, afin de trouver des détails qui indiqueraient sa provenance, où la scène représentée.
Longchamp était représenté au centre de la gravure vieillie, avec un tricorne orné d'une plume. Il portait un long manteau et des bottes de cuir, un pantalon basique et une longue chemise blanche bouffante. À sont côté pendait un sabre long dans son fourreau.
Son bras tendu vers le ciel brandissait un petit globe d'or.
Et derrière lui se trouvaient, empilés, la multitude d'objets indéfinissables par leur quantité, bien que Will reconnu certains éléments. La finesse du trait rendait la recherche d'autant plus difficile, que la gravure était entièrement réalisée à l'encre noire.
Will retourna le parchemin:
Dans le coin droit du bas, un nom était inscrit: « Fleetgrass »
Ce nom était accompagné d'une phrase griffonnée à l'encre bleue: « L'¼il n'est pas assez performant ».
Il se demanda si c'était bien Hugh Fleetgrass qui avait gravé ce dessin.
Si oui, il devait absolument le retrouver pour en avoir le c½ur net.
Néanmoins, il rangea le parchemin dans son coffre et se balança dans son hamac, avant de s' assoupir, en espérant profondément que dormir l'aiderait à comprendre le mystère de la gravure.
Il devait être minuit lorsque Will se réveilla. Son ventre grognait de faim, et il avait tout autant soif, ses lèvres se desséchant.
Il sortit du dortoir sans faire trop de bruit, sur la pointe de pieds, et poussa la porte. Il était tard, et le vent gelé ankylosait ses muscles.
Il se dirigea vers la cuisine, et en poussa la porte de bois renforcé.
À l'intérieur planait une odeur de soupe au poisson fort déplaisante, et des couteaux, des épluchures de légumes divers et des couverts jonchaient la grande table.
Quelques assiettes sales du dernier repas n'étaient pas encore débarrassées, et plusieurs bouteilles de rhum déversaient leur contenu sur le plancher gondolant. Will faillit trébucher sur une peau d'orange et parvint finalement à un gros panier où était conservé le pain.
Il y prit une miche et un bout de fromage, qu'il mordit à pleines dents.
Sur une étagère, il aperçu des plants de fleurs étranges: certaines avaient des fruits, d'autres ressemblaient à des sapins miniatures.
Mais une plante attira l'attention de Will: elle était très basse, mais ses branches fines s'étiraient, si bien qu'elles grimpaient sur les plantes voisines. Quelques baies bleutées aux reflets dorés poussaient aux extrémités des ramures courbées. Il sentait que cette plante avait quelque chose de différent, il le savait.
Il tendit la main vers une des baies, et lorsque celle-ci entra au contact de la main de Will, il ressentit une vive douleur: sur sa paume était apparue une marque rouge de brûlure. Comment cela était-il possible?
Il sortit un morceau de cuir et arracha la baie brûlante. Il la rangea dans sa poche. Sa faim étanchée, il ouvrit l'armoire où étaient conservées les précieuses bouteilles de rhum. Après en avoir déboutonnée une, il but à pleines gorgées. Il resta encore quelques temps à contempler la plante aux baies brûlantes. Lorsqu'il se rendit compte, un peu honteux, qu'il avait goulûment avalé tout le rhum que contenait la flasque, il repartit se coucher, le pas titubant.

Le lendemain, il fut réveillé par le cri des mouettes. Il s'habilla rapidement, prit son tricorne et son long manteau, et sortit de sa cabine. l traversa hâteusement le couloir étroit, et déboula sur le pont du majestueux trois-mâts. C'est là qu'il se heurta au Capitaine Longchamp.
"Bonjour, Capitaine!
-Je t'ai déja dit de m'appeller James... Nous sommes enfin arrivés au Siège de la Compagnie des Mers. Tu as toute la matinée pour te prommener, et vers... Disons, deux heures, on se retrouve à la Banque, d'accord?
-Pas de problême, aquiesça Will.
-Au fait... Evite de parler aux gens... Ils ne sont pas très accueillants, par ici. Tiens, prends cette bourse, si tu veux t'acheter quelque chose. Bonne journée!
-Merci, à vous aussi.
-A toi aussi... On se retrouve à deux heures!
-Pas de problême!

Will sautant sur le quai. Enfin la terre ferme... Il leva les yeux, et admira la merveilleuse architecture du Siège de la Compagnie des Mers. L'île avait été construite par l'Homme. Elle était parfaitement circulaire. Au centre se dressait une fière et haute tour blanche de marbre, dont les souples volutes gravées semblaient défier les nuages. Des arcs rejoignaient le toit des bâtiments alentours, afin d'assurer un passage entre chaque bâtisse.
La tour dominait les eaux de ses plusieurs centaines de mètres, et à son sommet trônait une coupole de verre, surmonté par la majestueuse statue d'un navire. Le soleil étincellait et se projetait contre la Tour de Marbre, lui offrant un éclat supplémentaire.
Mis à part la Tour, les autres bâtiments étaient tous identiques. Tous de briques, le toit d'ardoises, il y avait une telle rigeur dans leur construction, qu'à première vue, on croirait qu'il ne s'agissait que d'une seule et même maison, car les briques étaient semblables. Mais en y regardant de plus près, on s'aperçevait que chaque porte, fenêtre, perron était peint d'une autre couleur, comme si chacun y avait apporté une touche personelle. Mais la densité des constructions faisat qu'il n'y avait aps de végétation, mis à part quelques fleurs qui poussaient délicatement sur les rebords des fenêtres.
Bien différent de ce qu'il avait déja pu observer, le style architectural lui semblait intemporel, presque étranger...
Après avoir admiré l'architecture locale, Will se mit en quête d'un petit déjeuner, car les bruits émis par son ventre se voulaient insistants. Il trouva une petite auberge, où il but et mangea royalement. Ensuite, il entreprit de visiter la Tour de Marbre. Il se dirigea vers le centre de l'îlot, où trônait l'imposant édifice. A son pied, la tour semblait gigantesque, le dôme se fondant dans les nuages filandreux. Deux gardes en armure d'or gardait les portes de chêne massif.
















TEXTE A AJOUTER
















Sur le pont, les indigènes étaient fous. Ils coupaient, tailladaient tout ce qui leur tombait sous la main, que ce soit des cordes ou des hommes. Longchamp tentait de se battre avec son sabre contre trois pirates armés jusqu'aux dents. Lorsqu'il vit Will, il cria dans sa direction:
"Will! Va chercher dans mon bureau, tu verra, il y a une malle, prends la bourse rouge et le pistolet, et cache toi! Il ne faut pas qu'on te trouve! COURS!
-Je... Attendez! Vous avez besoin d'aide!
-NON!! Va dans mon bureau! VITE! Hurla Longchamp, visiblement dépassé par la situation.
Partout, des marins croulaient, et une des voiles, en se décrochant, perça la coque.
Will défonca la porte de la cabine du Capitaine. Il regarda furtivement dans tous les coins de la pièce, et il finit par trouver la malle. Elle s'ouvrit sans peine, et Will fouilla dedans, à l'affut du pistolet et de la bourse rouge.
Il soulevait les cartes, mais rien ne ressemblait à ce qu'avait décrit le capitaine.
"Grraaaaaah!! hurla un pirate en bondissant à l'interieur de la cabine. Il menaçait Will d'un long sabre.
-Non, non, chuuuut... Calme-toi... Je ne vais rien te faire! dit calmement Will, en levant les mains.
Il observa plus précisément son attaquant. A vrai dire, il n'avait rien d'un humain. Il se tenait à quatres pattes, ses vêtements étaient déchirés, il avait de longs ongles jaunis, et des dents accérées. Il poussait de longs râles rauques, et ne semblait pas savoir parler. Will cherchait des yeux une arme, n'importe quoi, du moment qu'il pouvait se défendre. Il décrivait un demi-cercle de ses pas, en essayant d'anticiper le moment où la créature lui bondirait dessus, et, d'un geste vif, il attrapa le poignard posé sur la table de bois verni, qu'il envoya se planter dans le coeur de la bête. Du sang noir en jailli, et le monstre s'effondra, exhalant un dernier cri déchirant, avant de sombrer dans le silence.
Will referma la porte à clé, et recommenca à chercher la bourse et le pistolet. Il finit par découvrir dans le coffre un petit loquet: il le souleva, et le fond du coffre se souleva, comme une trappe. Il y avait un deuxième compartiment, dans lequel se trouvait une carte, la bourse et le pistolet. Il mit l'arme à sa ceinture, et ouvrit la bourse pourpre en tirant sur la lanière. Elle ne contenait qu'un petit globe doré, mais magnifiquement ouvragé. Des volutes gravées couraient sur la surface de la sphère, et des reflets argentés s'évanouissaient lentement. A l'instant même où il frôla la sphère de ses doigts, une multitude de filaments dorés s'en échappa. Il fut rapidement enveloppé par ces rubans immatériels. Les filaments convergèrent devant ses orbites, en formant une image, qui soudain, prit vie. Les fils d'or s'animèrent, et il vit des images défiler devant ses yeux.

Une silhouette encapuchonnée marchait dans le brouillard. Au loin, le son des vagues s'écrasant contre les falaises retentissait. L'étrange apparition retira sa capuche. Elle avait de longs cheveux sales et grisâtres.
Des rides vieillissaient son visage fin et maigre. Les marques de ses dents s'imprimaient sur ses joues tant elle était maigre. La seule preuve de vie résidait dans ses yeux, dans lesquels crépitait une lueur ardente, mais qui dégageait de fines volutes bleuâtres. Ses pas soulevaient de petits nuages de poussière. Peu à peu se déchirait dans l'ombre l'image imposante d'un monolithe de pierre qui éraflait le ciel de toute son hauteur vertigineuse. L'homme - ou la femme, Will n'arrivait pas à se décider - se posta devant l'obélisque. Des glyphes avaient été gravées tout le long de la pierre, et un fourmillement doré les parcouraient, telle l'eau dans un sillon.
Il posa son long doigt sur une des glyphe et une lueur verte se propageait alors le long des rainures, aspirant les étincelles d'or.
Will ignorait ce que cela signifiait. Il regarda autour de lui: il n'était plus dans le navire, mais bien aux côtés de l'homme mystérieux. Pourtant, sa présence n'avait pas d'emprise sur l'environnement. Il avait beau crier, personne ne semblait se rendre compte qu'il était là. Alors que les stries devenaient de plus en plus vertes, le sol commençait à se fissurer tout autour de lui. Un grand CRAC! renversa Will.
De grandes ailes noires, décharnées et osseuses se déployaient sur le dos de l'homme.
D'un puissant battement d'ailes, l'homme fendit les cieux et il disparu. La scène se brouilla. Après quelques instants, il vit qu'il était maintenant en lévitiation,quelques mètres au dessus du sol, comme si il était supendu par une corde. Il se trouvait au bord d'une sorte de puit, en pleine mer, de telle sorte que l'eau s'engouffrait dedans, en formant un tourbillon menacant. L'homme ailé était toujours là, mais cette fois, il lui parlait.
"Tu en sais trop... Tu n'aurais jamais du les rejoindre... Mais il est trop tard, oui, bien trop tard."
Un rictus machiavélique déchira son visage. Il essayait de lutter contre le vent terrifiant qui soufflait dans ses grandes ailes dégénérées. "Mais il semblerait que tu ai choisi ta voie... Les Nécromanciens t'auraient acceuilllit volontiers. Tous les deux, nous aurions pu réanimer l'armée des morts, recréer une âme afin de raviver le corps... Oui, je t'aurais enseigné ces choses là... Mais visiblement, tu as préféré choisir ces talents risibles qu'ILS t'offraient. Ces talents qui ne servent à rien, qui ne sont utiles qu'aux femmes. Un homme ne sait se battre comme cela." Will ne comprennait aps de quoi parlait l'homme, mais il était effrayant. Ill essaya de quitter cet endroit en fermant les yeux, esperant que ce fut un mauvais rêve, mais l'abominable créature ailée poursuivait son discours sifflant. "Les Nécromanciens... Tu aurais du voir notre puissance, à Fer'Razhal, la Cité du Mal. Oui... Oui, nous sommes puissants... Personne ne peut nous empêcher d'accéder au pouvoir, pas même l'Ancêtre. Non, personne... Mais ton semble avoir choisi ton côté... Eh bien, tant pis. Si tel est ton destin, je ne peux le changer. Mais je peux toujours..." Il s'interrompit et pointa la poitrine de Will de ses longs doigts décharnés. Il reprit: "Oui, je ne peux changer ton destin. La seule chose que je puisse faire pour que tu ne te mette plus en travers de mon chemin, serait tout simplement de te
supprimer". A l'instant même où il prononça ces paroles, des sillons verdâtres et lumineux parcoururent le doigt pointé contre la poitrine de Will, imcapable d'effectuer le moindre geste. Son coeur se contracta, et il tomba à la renverse, en chutant inexorablement dans le puit. Il entendit un dernier battement d'aile, et ses yeux se refermèrent.

Will se réveilla dans une petite chambre, bien au chaud dans un lit dont la couverture était brodée de motifs dorés. Sur le tonneau qui servait de table de chevet étaient posés ses habits, la petite sphère et un insigne noir avec un insigne brodé dessus: deux pistolets croisés. Le sol ne tanguait pas, ce qui lui laissa présumer qu'il était de retour sur la terre ferme. Lorsqu'il se leva, Longchamp entra dans la pièce.
« Ah, enfin levé! Tu va bien? Tu dors depuis trois jours! dit-il.
-Ça peut aller, répondit Will.
-Si tu as faim, descend au rez-de-chaussée, et dit de mettre la somme sur mon compte. Je te laisse t'habiller. A tout à l'heure!
Et Le Capitaine James Longchamp quitta la pièce.
Quelques minutes plus tard, Will sortit de la chambre, après avoir prit le soin de ranger dans sa poche la sphère, la gravure mystérieuse et la baie. Il traversa le couloir, et descendit l'escalier de bois, pour se retrouver dans une sorte de hall d'auberge. Plusieurs tables étaient disposées, et au comptoir se saoulaient déja quelques vieux loups de mers. Il était encore tôt, mais la fumée des pipes avait déja commencé à envoahir les airs de la salle. Will s'assit à une table où dormait un marin à la jambe de bois. Un perroquet picorait les graines posées dans un bol devant lui. Will commanda un verre de lait et deux croissants. Longchamp ne tarda pas à descendre les escaliers à son tour, et se joint à lui.
"On ne devrait pas rester très longtemps dans cette auberge. Une fois que tu sera reposé, on prendra la mer pour rejoindre Capetown. On passera par le Passage des Ours, on fera une escale au Nord-Est, vers le Fjord Gelé, et on repartira à l'Ouest afin de rejoindre Capetown. Ca devrait nous prendre une dizaine de jours, quinze au maximum si le le Passage a gelé.
-Très bien... Mais qu'est-il advenu du navire? demanda will.
-Ah, oui, je ne t'ai pas raconté. Il y a eut un véritable Après l'attaque, les pirates nous ont volé le navire. L'Empereur est furieux, surtout à cause de la carte qu'il n'a pas pu récupérer. Dommage... J'ai juste eut le temps de te mettre dans un canot afin de nous enfuir. Heuresement que le rivage n'était pas loin, sinon nous n'aurions pas tenus avec le peu de nourriture qu'il nous restait. Tu étais encore évanoui quand je t'ai rammené ici... Je vais essayer de trouver un navire, et on pourra rentrer à Capetown.

# Posté le mercredi 26 septembre 2007 12:33

Modifié le samedi 20 septembre 2008 13:36

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Vous aussi, vous avez un romn en ligne?
Postez le dans l'espace commentaire et j'essayerai de le poster sur cet article!



# Posté le mercredi 26 septembre 2007 12:44

Modifié le lundi 17 mars 2008 11:48

CHAPITRE II: COURSES AU PORT ET REVELATIONS

    CHAPITRE II: COURSES AU PORT ET REVELATIONS
Chapitre 2: Courses au port et révélations.

Will sortit de l'auberge. Il regarda l'enseigne: "Au cheval doré".
Le nom ne lui disais rien: c'était la première fois qu'il venait à Port Cardel. C'etait un grand port, qui servait de point de ralliement entre la capitale, Capetown, et Fort Andul. Puis il partit s'acheter une arme.
Le jeune homme hésitait entre un pistolet et une épée.
Finalement, il choisi un petit fusil et une dague, ce qui lui permettait de tirer à distance si la cible se trouvait loin, ou d'achever un ennemi en lui plantant sa dague dans le dos.

En sortant de la boutique, il aperçu une jeune fille brune, assise sur le bord d'une fontaine, qui jouait avec un rouge-gorge. Elle portait une longue robe blanche, et une cape rouge. Ses cheveux étaient sagement noués dans son dos, et à ses côtés était posé un livre ouvert. L'oiseau voletait autour d'elle, et elle caressait ses plumes. Mais le plus important, c'etait que la jeune fille portait une chaîne avec le même globe doré que Will avait trouvé dans le coffre du capitaine. Intrigué, il s'avança vers elle.
Lorsqu'elle le vit, elle se leva du rebord et aussitôt, l'oisillon se cacha dans la capuche de son manteau de couleur sang. Ses cheveux ondulaient dans le vent, fouettant avec fougue son visage blanc, et dans ses yeux crépitait une étincelle incontrôlable.
-Euh... Bonjour! dit WIll, en espérant en découvrir plus sur la sphère de la jeune fille.
-Salut! Tu veux quelque chose?
-Je... euh... cherche la... Bibliothèque! Il espérait apprendre quelque chose en restant avec la jeune fille.
-Suis- moi, je vais te montrer.
-Je te suis! » Dit-il. Sans comprendre pourquoi, il était heureux de rester un peu plus longtemps en compagnie de la fille. Et ce n'était pas pour la sphère.
La jeune fille remit sa capuche et se mit à marcher.

« Tu... Comment t'appelles-tu?
-Hannah. Et toi?
-Will. Je voulais savoir... Ce pendentif... Où l'as-tu eu?
Hannah s'arrêta net et elle murmura à l'oreille de Will:
-Tu as le même, n'est-ce pas? Si tu veux savoir, viens ce soir au Manoir Delenoï.
La Bibliothèque se trouve au bout de l'avenue. A ce soir!
Et elle bifurqua à droite.
Will passa le reste de la journée à dormir dans un champ et à jouer avec le pistolet de James.
Il n'osait plus toucher à la sphère depuis sa vision terrifiante, dans le navire.
Longchamp devait rentrer à l'auberge à six heures, et il y était. Il discuta avec Will du trajet à prendre pour rejoindre Capetown. Will fini par parler de la fille qu'il avait rencontré:
Ensuite, lorsqu'ils eurent dînné, Will mit un long manteau et ressorti de l'auberge. L'air se refroidissait, et les rayons du soleil rougeoyaient par-dessus l'horizon.
Il marcha quelques minutes à travers le port, et il finin pa
Dès lors, Will lui posa quelques questions, surtout sur le compte de la jeune fille, qui semblait être un Maître, elle aussi. Il trouva rapidement le Manoir, qui était le plus grand bâtiment du port. C'était une demeure très belle. Les balcons étaient soutenus par des colonnes de marbre tellement pur qu'il semblait être immatériel. La porte, elle était entièrement dorée. Les nombreuses fenêtres qui ornaient la façade étaient merveilleusement sculptées, et les volutes qui descendaient du toit semblaient être des courbes de vagues.
Alors que Will contemplait encore le merveilleux manoir, il vit une ombre qui s'avançait vers lui en poussant la porte principale. C'était Hannah. La fille au Rouge-gorge.
Elle lui semblait déjà splendide avec sa robe, mais maintenant quelle s'était coiffé et habillée avec soin, Will pensait rêver. Mais lorsqu'il entendit l'Illumi d'Hannah chantonner un petit air doux, il se ressaisi, et lui demanda: "Vous-êtes sûr que c'est une bonne idée de parler de ça ici?
-Ne t'inquiète pas. Asseyons-nous sur ce banc. Ils s'asseyèrent, et elle reprit.
Je sais que tu as une sphère, toi aussi. Tu arrives à l'utiliser?
-Non, justement. Je l'ai trouvé l'autre jour, et j'ai u une espèce... de vision, avec un homme ailé qui... qui faisait quelque chose avec une sorte de stèle... Je ne sais pas exactement ce qui se passait, mais après, je me suis évanoui.
-Je vois... Tu n'en a parlé à personne?
-Non, mais...
-N'en parle pas! coupa net Hannah. Ne parle jamais de ta sphère à quelqu'un! Trop de gens en ont peur pour pouvoir faire leur confiance... As-tu essayé de l'utiliser?
-Je... Non, j'apréféré ne pas y toucher, depuis la vision...
-Bon sors la alors. Je vais te montrer à quoi elle peut servir.
Will s'executa.
-Regarde, dit Hannah en palpant sa sphère. Prendsla comme ça, et maintenant, observe...
Une feuille chutait lentement d'un arbre. Sa descente folle était bouleversée de soubressauts provoqués par la fraîche brise. Hannah prit la sphère entre trois doigts et pointa la feuille avec. Aussitôt, un filament dd'or, semblable à ceux qui avaient formés la vision que WIll eut dans le navire, s'échappa de la sphère. Il s'enroula autour de la feuille, et elle prit feu instantanemment, se cosummant en l'air;.
-Tu vois? C'est simple. Tu dois simplement penser au feu, tu dois essayer de t'identifier au feu. Essaye, maintenant!
Will aquiesça, et imita Hannah. Il saisit la sphère, mais rien ne se produisit.
-Pense au feu... Essaye de t'enflammer, essaye d'évacuer ce feu, de brûler la feuille... Elle doit brûler... Il le FAUT. Brûle... Brûle... BRÛLE!!
Will se concentrait. Il avait beau se concentrer, la sphère ne voulait pas lui obéir.
-Réessaye. aisse le feu t'envahir... Essaye de... de penser que tu contrôle le feu, que tu le maîtrise...
Tu peux y arriver, Will...
Il sentit une chaleur intérieure l'envahir, il sentait qu'il allait expulser quelque chose, il sentait chaque membre de son corps vibrer....
-FWOOSH!!
La feuille fini par s'embraser, ne laissant derrière elle que le corps végétal consummé.
-Super, s'excalama Hannah! Tu a réussi! Je le savais!
-Ouais, on dirait bien, aquiesça Will, fier et heureux.
-Alors maintenant, je vais t'expliquer comme cela est possible.
Dans ta sphère est renfermée de la Lumière. En temps normal, la lumière ne sert qu'à éclairer, mais cette sphère transforme la Lumière en énergie grâce à un mécanisme subtil, contrôlé par ton organisme. Tu comprends?
-Euh... Pas vraiment, avoua Will.
-Pour résumer, la sphère utilise la lumière comme une énergie, et ton corps la contrôle. On appelle ça un Alchimiste Tu comprends tout jusqu'ici?
Il hocha la tête.
-Très bien. Je suis très contente que tu ai réussi à te servir de ta sphère. D'habitude, il faut des années avant d'arriver à un tel résultat.
-Hein? Comment ça?
-Tu as bien entendu: il faut des années pour réussir quelque chose avec un tel résultat. Mais je ne sais pourquoi, j'étais persuadée que tu réussirai.
-Merci, Hannah, dit Will, gêné. On rééssaye?
-Non, ce n'est pas la peine. Par contre, je vais te donner ce livre, il pourrait t'être utile. C'est un grimoire alimenté par des Alchimistes des Sphères depuis plusieurs siècles... Tu y trouvera des conseils d'utilisation, des formules... Je te conseille de le lire, il te sera précieux. Je dois rentrer maintenant, mais sache que tu es vraiment doué... Ca serait bête que tu gâche ton talent.
Hannah se leva, embrassa Will et tourna les talons.
-A demain, Will.
Le jeune homme se leva à son tour, et repartit en direction de l'auberge. La pâle lune trônait maintenant dans les cieux, et le vent frais de la mer remuait les arbres environnants.
Arrivé au Cheval d'Or, Will monta directement dans sa chambre, sans se soucier de savoir où se trouvait Longchamp, il était trop préoccupé par ce qu'il avait vécu. Dés qu'il entra dans sa cabine, il posa le livre sur son lit, et l'ouvrit. Sur la première page était représentée une sphère sur laquelle poussait un arbre.
En dessous était écrit en grandes lettres :"Lumière, Source de toutes choses".
Will tourna la page. Cela ressemblait à un journal de bord.
Il commença à lire:

21 Avril de l'an 43

Andrew devient fou. Depuis que le vaisseau s'est écrasé, tout l'équipage est sur les nerfs.
L'expérience à l'air de fonctionner, l'air est respirable, la terre est fertile, les poissons peuplent déja les océans.
Lia a accouchée l'autre jour d'une petite fille, qu'elle a appellée Kate. Depuis la mort de son mari durant le crash, elle ne parle plus à personne, mis à part Victoria. Les habitations sont pratiquement finies, il ne nous reste plus qu'à terminer la muraille. Andrew s'est officiellement proposé pour devenir Maire. Mais il sait que si nous nous élargissons, son rôle sera bien plus important.
Notre horloger O'Conell travaille sur un nouveau prototype de transformateur atomique, afin de chauffer la ville en cas de panne. En tout cas, pour l'instant il n'y a ni décès, ni bléssé. Tout va pour le mieux.

17 Juillet de l'an 43

Il y a u plein de naissances naturelles! Les scientifiques continuent à vouloir utiliser d'autres méthodes pour peupler notre ville, mais la majorité du Conseil s'y oppose. L'architecture est finie, nous travaillons maintenant à restituer une économie saine et vivante. Heuresement, chacun y met du sien. Nous sommes maintenant bientôt près de cinq cents en ville... Il va falloir agrandir les infrastructures!
L'état d'Andrew empire... Il devient un peu mégalomane, je crois. Victoria s'occupe de Lia et de Kate, qui a maintenant bien grandie. Elle finira peut-être par reprendre le rôle de son père...

02 Octobre de l'an 43

Ca y est! Kate a fait ses premiers pas! Elle a de merveilleux yeux. Et Victoria aussi est enceinte! Je serais enfin papa! Tout va pour le mieux: Andrew s'est calmé, il devient plus paisible. Hier soir, le Conseil a décidé de développer une armée, afin de pouvoir se défendre en cas d'attaque. O'Conell a disparu: nous l'avons cherché partout, et une expédition a été lancée le soir-même pour passer la forêt au peigne fin.
Des animaux réagissent bizarrement au transformateur atomique: ils deviennent quasiment fous, et ils s'entre-tuent. Andrew ne semble pas apprécier cela, et cherche à l'interdire, mais le Conseil est intraitable: Le transformateur atomique est indispensable à notre survie.
Nous avons aggrandi la maison, afin de pouvoir loger notre bébé qui arrivera bientôt!

14 Juillet de l'an 44

Victoria a accouchée! C'est un garçon! Nous l'avons nommé James.
Il est brun, comme moi! Il parait qu'il me ressemble beaucoup.
Toujours aucune trace d'O'Conell. Kate a maintenant presque un an et demi, elle commence à prononcer quelques mots simples. Ses yeux sont si beaux, on croirait y voir le soleil! Le transformateur atomique a été placé dans un récéptacle anti-radiations, afin d'éviter que les animaux ne réagissent à ses émanations.
Andrew redevient fou de rage que l'on ne retrouve pas O'Conell, étant donné qu'il était le seul à savoir l'utiliser...
Lia continue à s'occuper de Kate, mais elle accepte enfin de parler. Victoria et moi sommes si contents de notre petit James!


En fin de page, des mots avaient étés griffonés:
Ecrit retrouvé dans un coffre entérré à Capetown.

Will tourna la page, et lut:

L'Illumi

L'Illumi est une représentation corporelle et animale de la Sphère. Il entretient un lien psychique avec son Alchimiste. Afin d'invoquer son Illumi, se retraiter dans un endroit calme. Tenir la Sphère dans sa paume droite, et prononcer ces paroles: "Sur mon honneur, je promet de servir les hommes, afin de contribuer à un avenir meilleur. Je mets à la disposition de tous mes pouvoirs et mon aide. Je m'engage à servir mon prochain comme moi-même, et de servir mon dieu avec dévouement. Je protègerai mon Illumi comme mon bien le plus précieux, et je veillerai à son bien-être. Ainsi soit-il."

# Posté le mercredi 26 septembre 2007 15:14

Modifié le samedi 30 août 2008 07:53

CHAPITRE II - SUITE

 CHAPITRE II - SUITE
Will décida d'invoquer son Illumi le lendemain, en présence d'Hannah.
Ce qu'il avait lu lui paraissait étrange, et encore trop récent pour qu'il puisse y penser, comme s'il devait attendre avant de commencer à réfléchir à la chose. Mais le journal de bord contennait de si étranges passages qu'ils semblaient défier la raison même...
Il parlait d'une communauté de personnes qui essayaient de recréer une population active...
Mais il y avait quelque chose de louche, comme une fausse note, comme si tout n'avait pas été dit...
Will était persuadé que le journal n'était pas destiné à n'importe qui, seulement à quelqu'un qui conaissait déja la base. Et c'est cela que Will ne conaissait pas, la base... Il devait conaitre la base. Peut-être Hannah savait quelque chose! Il avait tant de choses à lui demander qu'il pensait que sa tête allait exploser. Et il aimerait tant en parler au Capitaine, mais il ne pouvait, il n'avait pas le droit... Et, conaissant le Capitaine, il chercherait le moyen de gagner de l'argent avec la Sphère d'or... La fatigue emporta Will, qui s'endormit habillé sur son lit.


Un rayon de soleil fusait à travers la fenêtre, et parvint jusqu'aux yeux de Will, qui se réveilla. Il prit le vieux livre sous le bras et descendit les escaliers de l'auberge. Il chercha furtivement des yeux Longchamp, mais il ne le trouva pas. Il s'assit à une table, et but quelques gorgées de lait chaud, après quoi il sortit de l'auberge, déboulant sur la petite ruelle qui lui semblait maintenant familière. Une bande de petits garçons courraient après une poule qui caquetait, en essayant de l'attraper. Une vieille femme balayait son perron, tandis qu'un chien mordait un gros os avec acharnement. La rue pavée était assez loin du port, pourtant déja des effluves marines parvenait jusq'aux narines de Will, ces effluves qui portaient une odeur d'algues particulière, et les cris stridents des mouettes retentissaient jusqu'à ses oreilles. Il marcha quelques instants, et se retrouva devant le riche Manoir qu'était celui de la famille d'Hannah. Il souleva le lourd heurtoir, et frappa. Un majordome vint lui ouvrir.
"Bonjour Monsieur. Will Goldamber... Mademoiselle Hannah m'attend, dit Will, en ésperant qu'elle pourrait venir.
-Très bien. Je vais aller l'avertir de votre présence... Veuillez l'attendre ici", dit le majordome, en montant les escaliers de marbre.
Will s'assit sur un banc et regarda la décoration riche et abondante du hall d'entrée. D'immenses tableaux tapissaient les murs, et des somptueux tapis revêtaient le sol. Une statue de marbre représentant un vieil homme tenant dans une main un livre, et dans l'autre un compas trônait au centre de la pièce.
Will enviait Hannah d'habiter dans ce palace, lui qui avait passé la moitié de sa vie dans un orphelinat, et l'autre moitié sur le Commando of the Seas.
Mais depuis qu'il était devenu Alchimiste de Sphère, il se sentait plus fort, plus résistant.
Il ne savait pas vraiment à quoi cela lui donnait droit, mais il était fier. Quelqu'un descendait les grands escaliers de marbre blanc. Hannah était vêtue superbement, ses longs cheveux tombaient sur ses épaules, et sa sphère étincellante autour de son cou. Lorsque elle u descendit les escalier, elle se tourna vers Will, l'air digne, et dit:
"Me voilà, Will.
-Ravi de te revoir, dit le jeune homme, souriant.
-J'ai prévu beaucoup de choses pour aujourd'hui, j'espère que tu es prêt... Suis-moi! Nous allons au parc.

Elle poussa la porte, et ils marchèrent tous les deux à travers les rues de Port Cardel.

Le parc dans lequel ils pénétrèrent était un lieu plein de verdure abondante, parsemé de petites collines, de fleurs aux coçuleurs châtoyantes, et au centre trônait une gigantesque statue d'or.
Imposante et intimidante, tout semblait converger vers elle: les branches des arbres, les parterres de fleurs, les animaux... Elle représentait un cerf majestueux qui soutenait entre ses bois une sphère d'or: la Lune.
Ce monument commémorait la création de leur monde. La Terre fut jadis détruite par des guerres destructrices et meurtrières. Afin de fuir le vice et la perversion, un équipage s'enfuit à bord d'un navire flottant dans les airs, et ils se réfugièrent sur la Lune. Mais l'environnement ne permettant pas de vivre convenablemment, l'équipage pria leur dieu, qui recréa une surface habitable. Mais leur dieu eut peur que les hommes recommencent à se battre et ne détruisent à nouveau leur planète. Il fit détruire toute forme de technologie moderne, et régna en empereur sur la planète, qui prospéra. Depuis, l'Empereur, du haut de son trône protecteur, dirige les déserts, les plaines, les montagnes et les mers.
C'était sa mère qui lui avait raconté cette histoire. Il se rappellait encore de son visage si doux, si fin...
Il se rappella du triste jour où la voûte des cieux se vit recouvrir d'une cape noire et menacante. Le froid, la maladie et la mort rongeait la citée, et un mois après l'apparition de ce que les survivants appellaient "la sombre nuée", des monstres étincellants, des gardiens antiques, se réveillèrent de leur paisible sommeil. Ils formèrent un cercle autour des impénétrables murailles, et au-dessus de la Cité, un éclair déchira les ténèbres. Le rideau d'or tournoyant, ondulant telles les voiles des navires, semblait lutter contre la nuée ténébreuse. Tous les habitants hurlaient de peur, les boutiques étaient dévalisées, les citoyens essayaient de fuir la ville, enjambant les corps putréfiés victimes du fléau.


Des hommes encapuchonnés envahirent la ville. Et d'un coup, un rideau de lumière apparut dans le ciel, qui semblait se battre en tentant de repousser les ténèbres envahissantes qui venaient de surgir.
Mais au bout d'un long moment, la lumière s'éteignit, et la moitié de la ville fut détruite par les ténèbres malfaisantes.
Et qui détruisit sa maison. En tuant sa famille.
Mais peut-être que maintenant, en tant qu'Alchimiste, il pourrait la supprimer, cette ombre qui était apparue dans le ciel, et qui flotte depuis ce jour là au dessus de Goldenhill.
Goldenhill, la ville maudite... Il est désormais interdit d'y pénetrer. Pourtant Will voulait y retourner... Il devait y retourner, afin d'apprendre la vérité. Depuis ce jour, où les ombres envahirent la ville, rien ne fut plus comme avant. Will fut envoyé dans un Orphelinat. Un jour, un marin vint chercher le jeune garçon: il connaissait ses parents. Il emmena Will avec lui, sur son navire. Cet homme, c'était James Longchamp, qui le recueillit.

-Alors? Tu as lu tout le Livre? Hannah sortit Will de ses pensées.
-Euh... A vrai dire, j'ai juste commencé à le lire, avoua Will, honteux.
-Bon, c'est pas grave... Alors pour commencer, j'aimerais que tu essaye d'allumer une flamme en lévitation. Il faut qu'elle reste suspendue en l'air, d'accord?" Hannah paraissant confiante.
eTu verra, tout ce que tu as à faire, c'est de vouloir que la flamme vole. Allez, concentre toi...
-Bon, j'essaye, je ne garantis rien!e Will saisi sa sphère et essaya de laisser la flamme l'envahir, encore et toujours, qu'elle transperce son corps, qu'elle se diffuse dans ses veines...
Les filaments d'or fusèrent... La flamme apparue, s'agrandit, tournait sur elle-même. Will essaya mainteant de la suspendre...
-Essaye de la maintenir! C'est très bien, continue, l'encourageai Hannah.
Il essaya, encore et encore, de suspendre la flamme, mais elle chutait doucement.
-Aller, continue! Fais comme si tu la tenais avec ta main!
Will s'imaginait qu'il mettait sa main sous la flamme, et qu'elle s'arrêtai... Mais elle continuait de glisser lentement vers le sol...
De la sueur perlait sur son front, et il commençait à trembler légèrement.
-Ne t'arrête pas, Will, murmurait Hannah. Tu va y arriver...
La flamme se mit à trenbloter, et sa chute fut ralentie.
-C'est ça, Will! Encore un peu! Allez, tu peux réussir, tu va réussir!
Soudainement, un autre filament s'echappa de la sphère et se placa sous la flamme, ce qui eut pour effet de la stopper net. Elle continuait de vaciller au gré de la brise légère, et tournoyait légèrement.
-Super... Génial!! Tu as réussi! Hannah était si contente qu'elle n'arrivait plus à contenir sa joie, et begayait allègremment.
Will s'affala dans l'herbe. Il était exténué.
-Bon, ce n'est pas tout... As-tu lu le passage sur les Illumi?
-Oui, je n'ai pas tout compris, mais je pense avoir saisi l'essentiel.
-Un Illumi est une représentation physique de la Sphère. Elle peut communiquer avec toi, mais tu ne peux le faire avec elle. Personne n'a jusqu'à ce jour compris comment transmettre un message oral à un Illumi. Certains grands Alchimistes ont réussis à leur apprendre à lire, mais c'est un travail long et fastidieux: tu finira par t'habituer à lui, et lui s'habituera à toi.
L'illumi d'Hannah voletait joyeusement à ses côté, jouant avec un papillon, et lançant parfois des piaillements de joie. Elle étendit la main et il se posa doucement dessus.
-Je l'ai baptisé Ephiel, dit la jeune Alchimiste, rieuse.
Will observait son visage: il était fin, raffiné, et elle respirait une certaine joie qui ne laissait personne indifferent à son charme naturel. Ses longs cheveux châtains voletaient au gré du vent, comme ondulent les vagues après la tempête.
-Au fait, t'ais-je parlé des Nécromanciens? S'empressa-telle d'ajouter.
Will parut consterné.
-Non, je ne crois pas... Qu'est-ce que c'est?
-La pire chose que tu risquerais de croiser sur cette terre. Les Nécromanciens sont des personnes qui ont détourné leur sphère, afin de servir des forces impies. Ils accomplissent des horreurs, sèment la terreur, dans le seul but de maîtriser les élements. Je suis allé une fois, lors d'un voyage, sur une île ravagée par ces Nécromanciens. Des corps désarticulés, des membres sanglants et des lambeaux de chair jonchaient le sol...
Une rivière pourpre se jettait dans la mer, tant de sang s'y était versé. Ils n'éprouvent aucune peur, aucune compassion. Mais surtout, ils jouent avec la mort. Ils réaniment les morts, Will.
Son visage parut terrifié. Elle parlait de ces personnes avec dégoût et répugnance.
-Ils mutilent leur corps... Les nécromanciens ne sont plus humains, sache-le."
Ephiel s'était endormi près de son apprentie, et les deux jeunes alchimistes firent de même.
A la fin de cette journée épuisante, il alla manger au port avec Hannah. Puis il la raccompagna au Manoir, et rentra lui-même au « Cheval Doré ». C'est là qu'il trouva James, affalé sur une table. Il était apparemment sâoul, car son nez était rougeoyant, mais surtout parce qu'il essayait d'embrasser un perroquet. Will essaya de lui faire monter les escaliers, mais c'était plus difficile qu'il ne l'avait imaginé.. Au moins, il n'aurait pas à justifier son absence: il avait décidé de ne parler à personne de sa Sphère, ni du fait qu'il soit devenu Alchimiste. Lorsqu'il ravit enfin l'escalier de bois massif, il allonea le capitaine dans son lit, ouvrit la fenêtre, et sorti de la cabine. Après quoi, il rentra dans la sienne, s'allongea sur son lit, et rreplongea dans la lecture du livre que lui avait prêté Hannah. Lorsqu'il l'ouvrit, il vit sur sa main une croute noirâtre: il se rapella alors qu'il s'était brûlé avec la grosse baie bleutée trouvée dans la cuisine du navire et il rouvrit son sac afin de vérifier qu'elle était toujours là. C'est alors que sa main effleura un petit parchemin qu'il sortit du sac. C'était la gravure qu'il avait "emprunté" à Fleetgrass. Il sentit son coeur faire un bond lorsqu'il s'aperçu que ce que brandissait Longchamp était bel et bien une Sphère.

Un énorme "CRAAAC!" retentit alors à travers le mur suivit d'un long hurlement guturral, faisait trembler les poutres du plafond, et la pièce se retrouva emplie d'un nuage de poussière. Will se précipita hors de sa chambre, et se jeta dans celle du Capitaine. Il n'était plus là, et la fenêtre avait été explosée, les rideaux volettants au gré des brises.
Des trainées de sang parsemaient les quatres murs, les draps étaient en lambeaux et une odeur putride se répandait dans la pièce. Un corps désartibulé jonchait le sol, tant ensanglanté qu'on ne pouvait reconnaitre à qui il était. Admirant son acte, l'homme ailé se trouna vers Will, et, d'une voix rugueuse, caverneuse, presque inhumaine, lui dit:
"N'essaye pas de t'enfuire..."
Will se retourna: la porte avait disparue, tout comme les murs. Ils se trouvaient dès à présent nul part. Un vent froid frôlait ses cheveux, une odeur nauséabonde lui montait à la tête, pourtant, autour d'eux, il n'y avait que le vide, sombre et infini, et le cadavre de Longchamp.
"Tu vois, Will... N'essaye pas de les suivre... Veux-tu bien me rejoindre, maintenant?"
Son cerveau boullionait. Il revit instantanément la vision qu'il eut la première fois qu'il avait vu la sphère, et se rappella des paroles de la monstrueuse abomination ailée:
"Les Nécromanciens t'auraient acceuilllit volontiers. Tous les deux, nous aurions pu réanimer l'armée des morts, recréer une âme afin de raviver leur corps... Oui, je t'aurais enseigné ces choses là... Mais visiblement, tu as préféré choisir ces talents risibles qu'ILS t'offraient. Ces talents qui ne servent à rien, qui ne sont utiles qu'aux femmes. Un homme ne sait se battre comme cela." Il comprennait maintenant ces paroles qui lui avaient alors semblées insensées. Les talents dont il parlait... C'était certainement de la sphère dont il parlait.
L'homme reprit la parole, menacant:
-Alors? Tu ne veux pas me répondre? Apprends à me craindre, si tu ne te joins pas à moi. Mais saches que Za'thor ne lâche pas l'affaire aussi facilement." Za'thor? Ce nom lui disait quelque chose... L'homme poursuivit: "Tu as échoué, dans tout ce que tu a du accomplir pour moi... Tu n'as même pas été capable de retrouver la carte de la Zone Désertique... Tu n'es qu'un incapable. Et ce n'est pas parcque tu aura... cette sphère, dit-il d'un ton dédaigneux, que tu seras meilleur. Tu n'as jamais su faire quoi que ce soit de convenable, n'est-ce pas? Tu n'as même pas pu protéger tes parents... Pourtant, eux ont donné leur vie pour toi, pour te protéger de l'Aurore qui détruit ta ville. Plus un seul survivant... Tu es le seul, et regarde ce que tu fais... Tu t'aprête à rejoindre les Alchimistes. C'est risible, Will, c'est risible. Leur pouvoir n'est rien, il n'est comparable à rien... Je suis un dieu, vois-tu... Je contrôle la vie, la mort... Je donne la vie, je l'ôte. Si tu savais comme c'est jouissif de pouvoir jouer avec ça. D'un claquement de doigts, un corps en moins sur terre, une âme en plus dans mon armée..."
Will aperçut un médaillon au cou de l'être mystérieux et menacant. C'était une sphère, comparable en tout point à la sienne. La seule différence était que celle-ci ressemblait étrangement à un crâne humain, et qu'elle avait perdu tout de son éclat ambré. Malgré la peur que lui inspirait l'homme, Will tenta de lui poser une question.
"Vous étiez aussi un Alchimiste, non? Vous avez choisi de vous détourner de votre but initial, vous avez sombré dans...
-SILENCE! Hurla-t'il. Personne n'a le droit de me parler sur ce ton, tu entends? Pas même l'Empereur... "
Pour la troisième fois dans la soirée, Will eut de nouveau un eclaircissement... Sur l'ordre de l'Empereur, il y avait écrit un nom... La lettre était signée de Za'thor. Il s'en souvenait maintenant. Dans le bureau privé de Longchamp... Longchamp, qui était maintenant mort... Will lança un regard furtif sur son corps décharné, rougeoyant. Un regard furtif qui lui ressera le coeur à la vue terrifiante de ce cadavre de Longchamp qui l'avait recueilli, qui l'avait aidé. Mais plus rien ne serait comme avant. Une larme s'échappa de ses yeux brûlants...
Za'thor se pencha par-dessus son épaule, et il sentit le souffle fétide de la créature dénaturée contre sa peau, une odeur tant infecte qu'elle lui donnait la nausée.
"Il est mort... Tu n'as pas pu l'en empêcher... Mais moi, je contrôle les esprits, tu le sais... Je peux le rammener à la vie... Mais donne moi ta vie en échange. Tu travaille pour moi, et je libère l'âme de ce cher capitaine du monde des Morts... Alors? Qu'en dis-tu?
Will hésita.
-Je sais qui vous êtes, finit il par lui répondre, en lui faisant face. Vous ne pouvez pas contrôler les âmes plus longtemps. Vous trompez l'Empereur, vous trompez le peuple, mais moi, vous ne me tromperez pas. Vous êtes un monstre... Vous n'êtes plus humain, on ne peut même plus dire que vous êtes vivant. Et si vous mourrez, qui est-ce qui vous fera revenir du monde des Morts? Vous êtes perdus!
-je crois que tu n'as pas très bien compris... Je peux très bien te faire mourir... Tu risque de ne plus jamais voir autre chose que les parois ardentes des enfers... Ensuite, je me nourrirai de ton corps, afin de raviver le mien.
-Mais vous ne retrouverrez plus jamais votre corps d'antan. Plus jamais... Il est froid, vous craignez la lumière, votre coeur ne bat même plus. D'ailleurs, je suis sûr qu'une simple flamme suffirait à vous tuer.
-Une simple flamme? Même le feu des Enfers ne m'a pas tué. Pourtant, j'y passe du temps en ce moment... Un sourire démoniaque apparu sur ses lèvres.
-Comment pensez-vous que votre corps réagirait s'il ressentait l'alchimie d'une véritable sphère?
-Que veux-tu dire? Will perceptait un tremblement dans la voix de Za'thor, qui déploya ses ailes.
-C'est simple... Votre corps est corrompu par votre sphère défaillante, n'est-ce pas?
-MA SPHERE N'EST PAS DEFAILLANTE! C'est MOI qui l'ait voulue ainsi! Une lueur de fureur explosait dans les orbites sombres de Za'thor. Ses narines palpitaient, et la sphère-crâne qu'il portait autour du cou commencait à siffler étrangement.
-Pourtant elle vous ronge, votre peau devient grisâtre. Ne vous inquiétez pas, je me charge de vous raviver...
-NE FAIS RIEN! NE BOUGE PAS!"
Mais Will ne tint pas compte des avertissements de Za'thor. La fureur et la rage engrenée depuis la mort de ses parents, aditionnée à celle de Longchamp, faisait bouilloner son corps entier. Il saisit sa Sphère, et, sans savoir exactement ce qu'il faisait, fit apparaître un cercle de flammes jaillissantes. Elles sifflaient, tourbillonaient sur elles-mêmes, éclairant et réchauffant les ténèbres environnantes. La puissance du sortilège effraya Will lui-même, ne se croyant pas capable de cela, et il recula de quelques pas, d'autant que la chaleur devenait insoutenable.
"ARRÊTE! ARRÊTE CA TOUT DE SUITE! hurlait le démon ailé, aux portes de l'agonie. Son visage se décomposait, ses ailes se replièrent, se crissèrent, et, dans un dernier cri effrayant, Za'thor s'affala au milieu des flammes.


Instantanément, Will se retrouvit dans l'auberge. Le corps mutilé de Lonchamp avait disparu, tout comme l'abominable dépouille de Za'thor. Il reprit son souffle, essaya de comprendre ce qui s'était passé, puis décida fougueusement d'aller chercher Hannah afin de l'avertir des terribles évenements qui venaient de se produire.

# Posté le mercredi 26 septembre 2007 15:16

Modifié le mardi 23 septembre 2008 16:36